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Le dessin pour de meilleurs médecins

Le dessin pour de meilleurs médecins

Dans les grandes universités de par le monde, des facultés de médecine ont entrepris, au cours des dernières années, d’enseigner les beaux-arts. Le programme de doctorat en médecine de l’UdeS fait de même depuis une dizaine d’années. Pourquoi donc des cours de dessin aux futurs médecins?

Objets de recherches scientifiques, l’apprentissage du dessin de même que l’appréciation des beaux-arts dans les programmes de médecine entraînent chez les étudiants des prises de conscience profitables à leur future pratique.

Des facultés d’observation aiguisées
Des études menées en Europe et en Amérique du Nord, notamment, ont démontré que de telles initiatives pédagogiques aiguisent le sens de l’observation et les habiletés diagnostiques des apprentis-médecins. Une recherche réalisée à l’école de médecine de l’Université Harvard montre même que les étudiants ayant suivi des cours de dessin ont un taux de succès 38% plus grand que ceux qui n’ont pas fait le cours lorsque vient le temps d’établir un diagnostic médical.

D’autres travaux concluent que l’apprentissage du dessin contribue à développer leur potentiel créatif et leur sens critique dans la recherche de solutions.

Des meilleurs communicateurs, plus empathiques
Artiste visuel et chargé de cours à la Faculté des lettres et sciences humaines, Yvan Dagenais enseigne le dessin aux futurs médecins qui sont formés à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Étude du visage, appréciation d’œuvres d’art, reproduction de modèle nu, dessins d’espaces négatifs : depuis 10 ans, les méthodes et les approches empruntées par Yvan Dagenais évoluent, mais les constats de l’enseignant demeurent les mêmes.

Le dessin est une activité complexe qui active en même temps plusieurs parties du cerveau. Non seulement cela renforce les apprentissages, mais je pense que cela fait de ces futurs médecins de meilleurs communicateurs et des praticiens plus empathiques vis-à-vis leurs patients.

Lorsqu’ils s’exercent à apprécier en profondeur des œuvres d’art, par exemple, les étudiants sont entraînés hors de leur zone de confort, où ils empruntent un langage qui fait davantage appel aux émotions. Ce type d’expériences, espère-t-on, pousse les résidents-médecins à voir au-delà, à observer ce qui ne se voit pas du premier coup d’œil. Des apprentissages qui risquent d’en faire de meilleurs médecins, tant dans le contexte frénétique des urgences que lors des rencontres individuelles avec leurs patients.

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